Phyto-Victimes » Un site au service des victimes des produits phytosanitaires

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Si vous souhaitez être contacté en dehors de ces horaires n’hésitez pas à nous envoyer par mail ou par sms ou par courrier votre demande, afin de convenir ensemble d’un rdv téléphonique.

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En 2015 l’association Phyto-Victimes a été soutenue par le département de la Charente, la Région Poitou-Charentes , les Ministères de l’Agriculture, de l’environnement et de la Santé, ainsi que par de très nombreux membres.
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Soutien du ministre de l’agriculture, Stéphane LeFoll, en faveur d’un fond d’indemnisation des victimes des pesticides !

Phyto-Victimes félicite l’engagement du ministre de l’Agriculture, Stéphane LeFoll qui se dit favorable à la création d’un fond d’indemnisation pour les victimes des pesticides. Ce fond d’indemnisation sera financé par les firmes qui vendent ces produits. Cette proposition lancée par notre association est portée politiquement par Nicole Bonnefoy, sénatrice de la Charente et soutien de Phyto-Victimes depuis plusieurs années.

Les pesticides ont impacté et impactent encore de nombreux professionnels, qu’ils soient salariés ou indépendants. C’est pour cela que nous espérons que cette proposition de création de fond d’indemnisation pour les victimes des pesticides fera consensus et recevra le soutien de tous les représentants politiques et syndicaux et notamment les représentants du monde syndical agricole. En effet, nous pensons que la santé n’est pas une question de couleur politique ou syndicale et que nos représentants aboutiront à un accord pour la création de ce fond, ce qui obligera enfin les vrais responsables à dédommager  les victimes !

Vous pouvez retrouver le communiqué de presse du Ministère de l’Agriculture en cliquant ici

Le rapport de l’ANSES sur « l’exposition des professionnels aux pesticides » sera-t-il un jour publié ?

L’association Phyto-Victimes signe avec trois autres associations : Générations Futures, Alerte des Médecins sur les Pesticides (AMLP) et Women in Europe for a Common Future (WECF) le communiqué de presse relatif au rapport de l’ANSES sur l’exposition des professionnels aux pesticides ». En effet, ce rapport devait être rendu public aujourd’hui, mercredi 22 Juin 2016 et a finalement été annulé.

Vous trouverez plus de détails sur le communiqué de presse en cliquant ici

Perturbateurs endocriniens : la science bafouée !

Par cet article, l’association Phyto-Victimes exprime sa déception vis à vis du rapport de la Commission Européenne (daté du 15 Juin 2016) sur les critères de définition des perturbateurs endocriniens. Ce texte était attendu depuis longtemps, mais il ne satisfait personne.

Revenons donc sur les grands points qui font débat :

Premièrement, en reprenant la définition de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Commission exclut la proposition de classement des perturbateurs endocriniens en différentes catégories selon les avancées scientifiques. En effet, il aurait été bénéfique de pouvoir classer certains produits en tant que « perturbateur endocrinien probable » en attendant que la communauté scientifique valide ou non ce caractère. La Commission n’a donc pas la volonté d’appliquer le « principe de précaution » ! Les preuves seront à apporter au niveau de la santé humaine, il n’y aura donc aucune prise en compte des études réalisées sur la faune et la flore. Les preuves sur la santé humaine seront très difficiles à apporter dans un temps raisonnable. De plus, cela nous semble illogique dans la mesure où ce qui s’est avéré le plus souvent néfaste pour la nature, l’était aussi pour les humains.

Deuxièmement, la Commission veut évaluer la dangerosité des perturbateurs endocriniens en fonction du « risque d’exposition », cependant ce critère est en total inadéquation car ce qui compte c’est l’exposition en elle-même. Par exemple, une exposition lors de la grossesse est un risque majeur et aucun seuil n’est protecteur !

Ainsi, plusieurs associations, groupes de médecins, États membres… dénoncent un niveau de preuves bien trop important à apporter pour classer un produit comme « perturbateur endocrinien ».

Pour plus de détails, vous pouvez retrouver le communiqué de presse de la Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, ainsi que celui du groupe « Alerte des Médecins sur les pesticides » mais aussi la réaction de l’association Générations Futures et un article de presse du journal Le Monde.

 

Un appareil pour tester les pesticides dans les supermarchés : bientôt une réalité ?

Simon Bernard,  étudiant à l’ENSM (École Nationale Supérieure Maritime) du Havre a mis en place un prototype intéressant : un appareil pour tester la quantité de pesticides dans les fruits et légumes.

Ce projet lui a permis de remporter le concours Green Tech Ecoles, lancé par le Ministère de l’Environnement, de l’énergie et de la mer. Aujourd’hui, nous sommes encore au début du projet puisque « L’étudiant devra créer un algorithme permettant de convertir les données du spectromètre infrarouge en taux de pesticide compréhensible par l’usager. » (extrait article de presse)

Sous la pression des consommateurs, cet appareil pourrait conduire à un changement important des systèmes de production qui sont encore aujourd’hui largement basés sur l’utilisation de pesticides.

L’article indique que « le dispositif, une fois créé, sera proposé à des testeurs spécialisés dans le déchiffrage des compositions alimentaires que l’on trouve sur Internet. » et l’étudiant ajoute que « Ces sites pourraient alors générer des alertes sur les pommes de telle provenance, trouvées et testées positives dans telle chaîne de magasins » (extrait article de presse cité)