Phyto-Victimes » Un site au service des victimes des produits phytosanitaires

Parution du livre d’Annie Thébaud-Mony « La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs » aux Éditions la Découverte, collection Cahiers libres

Dans les discours politiques, la science est aujourd’hui de plus en plus convoquée pour énoncer des vérités incontestables. Pourtant, suite à de nombreux scandales sanitaires, un climat de suspicion s’est installé, creusant un fossé entre les chercheurs et les citoyens. Chacun est alors confronté à ces questions essentielles s’agissant de la santé : qui croire ? Que nous cache-t-on ? À qui profite la science ?
Ces questions sont au coeur de ce livre, qui analyse comment de nombreux chercheurs ont participé à un processus de confiscation de la science au service des intérêts privés de grands groupes industriels, souvent avec la complicité active de l’État. Ils ont ainsi contribué à instaurer l’hégémonie d’une « stratégie du doute » quant aux risques industriels (amiante, plomb, nucléaire, pesticides, etc.) et à leurs conséquences.
S’appuyant sur sa propre expérience professionnelle et sur celle d’Henri Pézerat, toxicologue connu pour son engagement scientifique et citoyen contre l’amiante, Annie Thébaud-Mony dénonce ici avec force le cynisme et l’impunité de ceux qui, délibérément, ont choisi la mort des autres pour leur plus grand profit. Ses révélations dressent un réquisitoire implacable, qui invite à résister à l’imposture scientifique et à mettre en synergie, en matière de santé publique, savoirs scientifiques et savoirs citoyens.

Phyto-Victimes participe au Colloque Anses/EFSA « exposition professionnelle pesticides »-Maison Alfort

Notre association a été invitée à participer les 28 & 29 Octobre prochain au colloque Anses/EFSA qui s’intitule « exposition professionnelle pesticides ». Notre président fera partie de la table ronde pour donner notre point de vue, parler de nos actions et de nos propositions pour l’amélioration de la prévention des expositions.

 

Campagne de don au profit du nouveau film de Jean-Paul Jaud : Libres !

Depuis 2008, pour vous, pour nous, les films documentaires de Béatrice et Jean-Paul Jaud ont été source d’inspiration et de remise en question de notre mode de vie et notre environnement.

Aujourd’hui, après Nos enfants nous accuseront, Severn la voix de nos enfants, et Tous cobayes ? Béatrice et Jean-Paul Jaud ont un nouveau projet : le film Libres !

Libres ! raconte de manière bouleversante, drôle et inspirante, le parcours initiatique d’enfants de France, du Japon et du Danemark dans le monde des énergies renouvelables. Grâce à des adultes soucieux de leurs construire un futur durable, ces enfants vont partager de merveilleuses expériences éducatives, musicales et poétiques, et découvrir que leur liberté est intimement liée à la transition énergétique.

Pour que ce film puisse voir le jour, Béatrice et Jean-Paul Jaud ont décidé, pour la première fois, de passer par la finance participative. Partenaire financier de longue date du réalisateur, la Nef a mis à sa disposition un site Internet de collecte de dons afin de rassembler jusqu’au 30 novembre, la somme dont ils ont besoin soit 200 000 euros.

Les salariés exposés aux pesticides sont des lanceurs d’alerte : ils veulent être entendus et protégés!

Alors que l’ANSES co-organise avec l’EFSA, aujourd’hui et demain un colloque intitulé « Expositions professionnelles aux pesticides – Enjeux pour la recherche, l’évaluation et la prévention » des associations de défense des victimes des pesticides et autres substances chimiques, de l’environnement, des syndicats, des médecins… communiquent pour soutenir tous ces salariés qui chaque jour sont exposés à ces substances chimiques qui menacent leur santé. 

Depuis plusieurs années de nombreux professionnels exposés aux pesticides dans le cadre de leur travail, notamment des salariés, se sont manifestés du fait de l’impact de ces produits sur leur santé. Certains ont obtenu une forme de reconnaissance notamment lors de victoires dans des procédures juridiques avec des délibérés condamnant les employeurs pour faute inexcusable comme ce fut le cas de Mme S. ou encore pour les salariés de Triskalia, d’autres obtenaient cette reconnaissance grâce au lien qui était fait entre la survenue de leur maladie et l’exercice de leur métier, comme ce fut le cas de G. Vendé ou de JM Bony.
Il s’avère que dans de nombreux cas, les mesures de protection, vis-à-vis des expositions aux pesticides, n’ont pas été prises à la hauteur des risques sanitaires encourus ; risques aujourd’hui avérés comme en témoigne, l’Appel des médecins ou encore l’expertise INSERM sur le sujet. De même, les équipements de protection – sensés « protéger » – et qui pourraient être mis à disposition ne remplissent pas efficacement leur fonction parce qu’ils ne sont pas testés et/ou adaptés à ce type de toxiques.
Soutenir ces professionnels, une nécessité. Tous ces salariés, qui se battent, témoignent d’un grand courage pour eux-mêmes mais aussi pour les autres (affronter la maladie, la mort et le regard parfois inquisiteur des autres professionnels). Dans ce combat pour la reconnaissance de leur situation, ces personnes subissent parfois (souvent) de très grandes pressions et sont doublement victimes: ils sont malades mais en plus souvent, ils sont montrés du doigt sur leur lieu de travail, allant même jusqu’à être licenciés (comme ce fut le cas des salariés de Triskalia).
Forts de toutes les informations sur les conséquences sanitaires des pesticides et malgré les pressions, de nombreux salariés continuent d’alerter sur ces risques que les pesticides font courir à leur santé. Certains le disent plus haut et fort, c’est le cas de ML Bibeyran, qui aujourd’hui, parce qu’elle se bat pour sa santé, pour celle des autres salariés, pour les riverains mais aussi en mémoire de son frère,
se retrouve dans une situation professionnelle délicate. Elle subit des pressions que les signataires de ce communiqué veulent aujourd’hui dénoncer. Nos associations jugent ces pratiques abusives inacceptables. Nous réclamons pour Marie-Lys et tous les autres le droit à la liberté de dire et dénoncer le danger des pesticides. En outre, il est absolument nécessaire que la réglementation du code du travail soit appliquée et renforcée, afin que les salariés au même titre que les employeurs – qui eux-mêmes peuvent être exposés à ces risques – ne soient pas impactés par les pesticides. Nul ne devrait être inquiété parce qu’il dit haut et fort ce que d’autres ne veulent pas voir ni entendre.

Et comme tous les lanceurs d’alerte d’Henri Pézerat en passant par Rachel Carlson, ML Bibeyran, ils méritent d’être soutenus, protégés et écoutés. C’est ce que font aujourd’hui nos organisations.
Les organisations signataires :
Alerte des Médecins sur les Pesticides
Allassac ONGF
Fondation Henri Pézerat
Générations Futures
Phyto-Victimes
Solidaires

 

1440 Médecins en France: disent « halte aux pesticides »

Mille quatre cent quarante signataires en France. Parmi eux, 26 Charentais qui ont répercuté l’appel de Pierre-Michel Périnaud, généraliste à Limoges et à l’origine de la tribune titrée «Alerte des médecins sur les pesticides». Un appel qui sera présenté demain soir lors d’une conférence à Soyaux (16) par le Dr Périnaud lui-même.

Pierre-Michel Périnaud présentera demain soir son appel et les différents travaux sur «santé et pesticides». Repro CL

Pour découvrir l’article complet de la charente libre cliquez sur le lien suivant:

http://www.charentelibre.fr/2014/10/21/pesticides-26-medecins-charentais-sonnent-l-alerte,1920906.php