Phyto-Victimes » Un site au service des victimes des produits phytosanitaires

L’association Phyto-Victimes est soutenue par la Région Poitou-Charentes, le Département de la Charente, et le Ministère de l’Écologie du Développement Durable et de l’Énergie

        

Vendredi 20 mars 2015 – POITIERS-Projetion débat

Vendredi soir dernier PhytoVictimes a commencé son tour de France pour  la « Semaine internationale des alternatives aux pesticides » organisé par générations Futures. Après la projection du film « La mort est dans le pré» d’Eric Guéret, Jean Marie Desdions administrateurs PhytoVictimes, a pris la parole devant le public de  »Vivre et travail sans pesticides », et a fait part de son expérience d’agriculteur victimes des pesticides.

 

 

 

Mobilisation autour d’une audience pour reconnaissance en maladie professionnelle à Clermont-Ferrand le 26 mars

Le 26 mars aura lieu au Tribunal administratif de Clermont-Ferrand une audience pour la reconnaissance post-mortem en maladie professionnelle de Monsieur Bonnemoy.
Monsieur Bonnemoy était technicien au sein de l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) depuis 1983. Dans le cadre de son activité professionnelle, notamment en qualité de responsable des traitements phytosanitaires sur le domaine et sur les expérimentations extérieures, il a été exposé de façon significative aux produits phytosanitaires, dont certains contenaient du benzène, et a participé à plusieurs expérimentations en chambre de culture et au champ.
Monsieur Bonnemoy a développé une myélodysplasie qui lui a été diagnostiquée en février 2013, et est décédé des suites de cette pathologie le 16 août 2013. Cette pathologie est une hémopathie, maladie visée par les tableaux des maladies professionnelles n°4 du régime général et n°19 du régime agricole « Hémopathies provoquées par le benzène et tous les produits en renfermant ».

L’INRA prétend qu’il n’y aurait pas de lien entre la pathologie développée par Monsieur Bonnemoy et son travail habituel. Sa fille a donc saisi la juridiction afin que la maladie dont est décédé son père soit reconnue comme étant imputable à l’exposition aux produits phytosanitaires.

Afin de soutenir ce combat, et montrer l’importance de cette procédure, nous vous invitons à venir nombreux le 26 mars prochain à 10h45 au Tribunal Administratif de Clermont Ferrand
(6 Cours Sablon, 63000 Clermont-Ferrand)

Des pesticides classés potentiellement cancérogènes par l’OMS

Cinq pesticides ont été classés vendredi cancérogènes « probables » ou « possibles » pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), organe de l’OMS. En cause le glyphosate, qui n’est autre que la substance active du Roundup de Monsanto, mais aussi les insecticides malathion, diazinon, tetrachlorvinphos et parathion.

L’herbicide glyphosate, l’un des plus utilisés dans le monde, et les insecticides malathion et diazinon ont été classés cancérogènes probables chez l’Homme, même si les preuves sont limitées, selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC ou Iarc, selon l’acronyme anglais), dont le siège se situe à Lyon et qui dépend de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Le glyphosate est notamment la substance active du Roundup, l’un des herbicides les plus vendus. La production de cet herbicide est la plus importante en volume. Outre l’agriculture, où son usage a fortement augmenté, il est également utilisé dans les forêts et par les particuliers dans leurs jardins.

Les insecticides tetrachlorvinphos et parathion, qui font déjà l’objet d’interdictions ou de restrictions dans de nombreux pays, ont pour leur part été classés cancérogènes possibles.