L’association Phyto-Victimes présente la première exposition française sur la problématique des victimes des pesticides en agriculture.

L’inauguration de l’exposition se déroulera le vendredi 22 novembre 2019 à partir de 19h au Centre des expositions de la métropole de Nantes en présence de Paul François et de nombreux membres de l’association Phyto-Victimes.
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Phyto-Victimes est l’association créée en 2011 par un collectif de professionnels malades des pesticides. Elle est présidée par Paul François, l’agriculteur français qui a porté plainte contre Monsanto. Cette association regroupe 500 adhérents dans toute la France, principalement des agriculteurs, malades des pesticides. Elle accompagne les victimes dans leurs démarches administratives, juridiques et sensibilise aux impacts des pesticides sur la santé humaine et l’environnement.

L’exposition apporte des éclairages sur 3 questions fondamentales, 3 questions que tout le monde se pose en ce moment :

Demain, tous victimes des produits phytosanitaires ? La France est un des pays les plus utilisateurs de pesticides en Europe. Depuis quelques années, des pathologies comme parkinson ou certaines hémopathies malignes sont des maladies reconnues officiellement en lien avec l’utilisation des pesticides. De plus, les alertes se multiplient sur les liaisons possibles concernant les cancers de la prostate, de la vessie ou de la peau, les tumeurs cérébrales, la maladie d’Alzheimer, l’hypersensibilité chimique, les troubles de la reproduction et du développement de l’enfant. Les agriculteurs victimes des pesticides – les premiers touchés – nous alertent sur la sous reconnaissance des victimes et sur la dangerosité des produits.

Pourquoi on n’arrête pas les pesticides dans l’agriculture ? Ce n’est pas si facile à mettre en place. Le système productiviste aujourd’hui ne favorise pas le changement. Ce n’est pas seulement une question individuelle, mais collective. En fait ça nous concerne tous, agriculteurs comme consommateurs.

Qui est responsable ? La responsabilité est partagée entre l’État et les firmes productrices de produits phytosanitaires. Aujourd’hui, des gens souffrent, sont malades et sont très peu indemnisés. Un système de réparation et de prévention efficace doit être mis en place. Les choix de consommation sont essentiels pour accompagner le changement ; les schémas politiques traditionnels mis en place après-guerre pour moderniser l’agriculture ne sont plus actuels aujourd’hui.

Nous sommes tous concerné(e)s !

Informatiques pratiques :
Réservations : phyto-victimes@phyto-victimes.fr / 06.74.78.88.27
Renseignements : emma.gautier@phyto-victimes.fr / 06.01.05.80.50