Un rapport d’Etat préconise la mise en place du fonds d’indemnisation pour les victimes des pesticides !

Rappel : depuis plus de deux ans, l’association Phyto-Victimes œuvre pour la création de ce fonds, via une proposition de loi qui est portée par la sénatrice de la Charente, Nicole Bonnefoy, ainsi que par le sénateur de Paris, Bernard Jomier, et qui a été adoptée à l’unanimité au Sénat, le 1er février dernier.

Notre association salue le rapport commun de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), de l’IGF (Inspection Générale des Finances) et du CGAAER (Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux) qui déclare la proposition de loi recevable et préconise la mise en place de ce fonds d’indemnisation, non seulement dans une optique d’amélioration du système d’indemnisation des victimes des pesticides, mais aussi dans un objectif de sensibilisation à la dangerosité des produits.

Dans le même temps, le gouvernement d’Emmanuel Macron a indiqué, à travers un communiqué, qu’il souhaite « approfondir les travaux actuellement menés sur les expositions à ces produits » mais également en améliorant le système de reconnaissance des maladies professionnelles liées aux pesticides. L’attente des résultats de cette nouvelle étude ne doit pas être un prétexte pour ne pas agir : l’impact des pesticides sur la santé est connu et déjà bien documenté. Par ailleurs, améliorer l’existant n’est pas suffisant : comme indiqué dans le rapport des trois inspections d’Etat, il est également important de mettre en place un fonds d’indemnisation pour les victimes des pesticides.

C’est pourquoi nous appelons le gouvernement et les députés à prendre leurs responsabilités, et à soutenir la proposition de loi pour la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes des pesticides, en toute connaissance de cause grâce à ce rapport.
Pour des centaines de victimes, ce fonds sera la seule voie de réparation : il est urgent de ne plus attendre !

Pour télécharger ce communiqué de presse, cliquez ici.
Pour lire le rapport de l’IGAS, de l’IGF et du CGAAER, cliquez là.