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Techniques alternatives

Techniques et stratégies alternatives aux pesticides en agriculture

L’agriculture étant le plus grand utilisateur de pesticides, nous commencerons par traiter des alternatives aux pesticides dans ce domaine d’activité. Nous tacherons dans un second temps de voir quelles alternatives peuvent être mise en œuvre dans d’autres secteurs d’activités qui auraient recourt aux pesticides (industrie de traitement du bois, stockage de denrées alimentaires dans les ports etc.).

Introduction
Dans leur rapport d’expertise « Pesticides, agriculture et environnement »  http://www.inra.fr/l_institut/expertise/expertises_realisees/pesticides_agriculture_et_environnement (2005) l’INRA et le CEMAGREF notent concernant les « alternatives » à la lutte chimique qu’il n’y a pas de solutions prêtes à l’emploi.
Ce rapport note que  « Les agriculteurs sont demandeurs de « techniques alternatives » à l’emploi des pesticides qui soient aussi faciles à utiliser, efficaces et bon marché que les traitements phytosanitaires, plus durables techniquement, et qui ne remettent pas en cause leurs objectifs de rendement élevé ».
Or d’entrée les ingénieurs précisent  « Il n’existe aucune technique répondant à ce cahier des charges. Les résistances génétiques « totales » des variétés à des bio-agresseurs, substitut « idéal », se sont révélées sujettes au même contournement rapide par le bio-agresseur ciblé que les pesticides ; il en est ainsi pour les techniques de lutte « totales », chimiques ou biologiques. Les procédés physiques, tels que le désherbage mécanique ou thermique, échappent à ce risque, mais ils sont souvent plus consommateurs de temps de travail (et d’énergie) que la pulvérisation, ou inapplicables sur de grandes surfaces, comme les filets de protection. Les autres techniques, variétés partiellement résistantes, lutte biologique, travail du sol…, ont une efficacité partielle. Elles permettent un contrôle des bio-agresseurs à condition d’être utilisées en combinaison, et associées à des choix de systèmes de culture et de gestion des états de la culture qui réduisent les risques de développement des bio-agresseurs. La panoplie des méthodes mobilisables est alors large, et la combinaison optimale est à déterminer en fonction des situations de production concernées. »  voilà qui est posé !
Ces éléments en tête nous devons essayer de voir comment il est possible de se former afin de modifier les pratiques culturales des agriculteurs ayant recours aux pesticides afin de limiter autant que possible le recourt aux pesticides de synthèse.
La production intégrée : une démarche nécessaire
Nous reprenons ci-dessous mot pour mot les recommandations qui sont dans le rapport d’expertise de l’INRA/CEMAGREF.
« Pour se passer, de manière importante, des pesticides il est nécessaire d’adopter une   »stratégie alternative » de protection des cultures. Cette dernière repose sur la mise en œuvre, construite au cas par cas, de quelques principes d’action au premier rang desquels figure la prévention des risques phytosanitaires. C’est l’objectif de la « production intégrée », qui réintègre, mais sur des bases scientifiques et techniques renouvelées, la gestion des bio-agresseurs dans la conception des systèmes de culture, voire de production.
>>> Cette démarche va au-delà des « bonnes pratiques agricoles », répertoriées dans des codes, chartes ou Les informations concernant la consommation de pesticides.

L’exemple du blé rustique
L’approche intégrée peut être illustrée par l’exemple des variétés de blé « rustiques » cultivées selon des itinéraires techniques « bas intrants ». Une réduction limitée de l’objectif de rendement permet d’adopter une conduite de la culture qui réduit les risques phytosanitaires et les consommations de pesticides. Les performances économiques sont en moyenne comparables à celles de systèmes plus intensifs (et supérieures lorsque le prix du blé baisse) ; leur variabilité n’est pas accrue.
Schématiquement quelques principes de base sont à mettre en œuvre

  • Avoir recourt à des variétés résistantes aux maladies
  • Semer moins dense pour éviter la propagation rapide des maladies
  • Faire des semis tardifs
  • Faire des rotations longues
  • Avoir recourt à des matières organiques insolubles

L’agriculture biologique, du fait de son renoncement à l’emploi des pesticides de synthèse, est fortement engagée dans cette voie, mais on pourrait aussi concevoir d’autres systèmes, qui tendraient vers le « zéro pesticides » sans s’interdire l’utilisation d’engrais de synthèse et le recours occasionnel à un traitement phytosanitaire en cas d’échec des mesures prophylactiques et curatives non chimiques.
Le rapport d’expert de l’INRA conclut : « La gestion des questions phytosanitaires est à ré-envisager plutôt sous l’angle de la « santé des systèmes de culture » que du point de vue de la « lutte contre les ennemis des cultures ».
>>> Pour plus d’information la lutte et production intégrée, ci-dessous des contacts et des liens utiles
L’OILB : Office international de lutte biologique  http://www.iobc-wprs.org/
Le réseau ENDURE : http://www.endure-network.eu/f Fournir des informations, des outils et des services pour les scientifiques, les acteurs politiques, les conseillers agricoles et les formateurs concernés par la Protection Intégrée.
L’ International Biocontrol Manufacturers’ Association (IBMA) http://www.ibma.ch/ IBMA est l’association mondiale des industries produisant des micro-organismes de lutte biologique, des macro-organismes, des éliciteurs et des pesticides naturels pour la protection des végétaux.
Voir aussi le résultat du travail d’Ecophyto R et D : http://www.inra.fr/l_institut/etudes/ecophyto_r_d/ecophyto_r_d_resultats avec des information techniques sur les grandes cultures, l’arboriculture, la viticulture, les cultures légumières etc.

Voir aussi http://www.inra.fr/presse/production_integree
Découvrez les travaux de pôles de compétitivité comme Agro-Transfert en Picardie http://www.agro-transfert-rt.org/ et contactez Contact : Pierre Mischler tel : 03 22 85 75 86 email : p.mischler@agro-transfert-rt.org

Par type de cultures
Sur le blé
INRA Grignon – Laurence Guichard, ingénieur agronome
http://www.versailles-grignon.inra.fr/agronomie/recherches/programmes/indicateurs
http://www.versailles-grignon.inra.fr/agronomie/contact
Chambre d’agriculture de l’Eure – Bertrand Omon – technicien chambre
Sur le Colza
Voir les travaux de Muriel Valantin-Morison
http://www.versailles-grignon.inra.fr/agronomie/recherches/programmes/colza
Pour l’arboriculture
Inra d’Avignon
Génétique et amélioration des fruits et légumes

Pole Production horticole Intégrée

Pôle Santé des plantes

A lire : http://www.inra.fr/dpenv/pdf/BellonC53.pdf « la production fruitière intégrée en France :

le vert est-il dans le fruit ? »Pour l’horticulture
Unité de recherche intégrée en horticulture

Sur la Vigne
http://www.tyflo.org/oilb.php L’association Tyflo est un regroupement de vignerons alsaciens qui pratiquent la production intégrée selon les directives de l’OILB (Organisme International de Lutte Intégrée et Biologique).
Quelques données permettant de faire ses premiers pas : http://www.vignevin.com/publications/brochures-techniques/referentiels-de-production-integree-de-raisin.html
Voir aussi INRA Colmar http://www.inra.fr/indigo/fra/introduction.html

Pour l’agriculture biologique
Voir le site de la Fédération de l’Agriculture Biologique : http://www.fnab.org/
Se renseigner auprès de l’ITAB, Institut Technique au service de l’Agriculture Biologique http://www.itab.asso.fr/

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