Ce vendredi, 9 septembre 2016 se tiendra une conférence de presse au club de la presse de Rennes (9 rue Martenot) sur l’affaire de deux anciens salariés de CoopAgri (groupe Triskalia).

Raymond Pouliquen : atteint d’une leucémie (depuis 1999), cet ex-salarié de Coopagri Bretagne a été en contact régulier avec tous types de produits phytosanitaires (herbicides, raticides, insecticides…) mais également avec les semences traitées. Aucune mesure de protection n’a été prise pour protéger les salariés. Raymond Pouliquen a commencé à travaillé à Coopagri Bretagne en 1973 comme chauffeur, puis devient magasinier au sein de la même entreprise. Il manipulait sans gants, ni masques des produits aujourd’hui interdits ou classés dangereux.
Cependant, 17 ans après la déclaration de sa leucémie, il n’est toujours pas reconnu en maladie professionnelle au motif de « forclusion » (non respect des délais).

Noël Pouliquen : le fils de Raymond, Noël est entré dans l’entreprise en 1989 comme manutentionnaire, et il devient chauffeur toujours chez Coopagri Bretagne en 2003 : « il préparait les commandes de produits phytosanitaires et participait au nettoyage du magasin lorsque des emballages étaient crevés, et à la destruction des emballages détériorés ». Il a donc lui aussi, été exposé de manière importance aux produits phytosanitaires. Cependant, il a décidé d’interpeller ses responsables via des réunions de CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail ») ou comme syndicaliste. Par exemple, la collecte des déchets de produits phytosanitaires que son entreprise effectuait a été confié à une autre entreprise. Les problèmes sont seulement déplacés, les travailleurs sont toujours exposés !
Il souffre aujourd’hui d’un lymphome, et n’est lui non plus pas reconnu en maladie professionnelle : son dossier a été refusé par la MSA et par un CRRMP (Comité Régional de Reconnaissance en Maladie Professionnelle) pour manque de preuves car la coopérative Triskalia n’a jamais transmis la liste des produits auxquels il a été exposé alors qu’elle en a l’obligation…

L’association Phyto-Victimes sera présente au côté de Raymond et de Noël Pouliquen, ce vendredi 9 septembre pour un soutien sans faille. Ce combat rejoint celui des ex-salariés de la coopérative Nutréa-Triskalia (même entreprise) ! Nous savons qu’il est difficile de mener à la fois un combat contre la maladie et judiciaire, c’est pourquoi nous ne comprenons que trop bien leur situation et ne pouvons l’accepter !

Retrouver l’histoire de Raymond et Noël Pouliquen, mais également les demandes formulées par l’association des victimes des pesticides de l’Ouest, Générations Futures, Phyto-Victimes et le syndicat Solidaires Bretagne, pour que les travailleurs soient enfin protégés, en cliquant ici.